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Toxiques dans les couches bébé ? une rentrée mouvementée…

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Suite à trois séries de tests parfois contradictoires indiquant la présence de toxiques dans les couches de nos bébés publiés en janvier 2017, aout 2018 et septembre 2018 par les magazines 60 millions de consommateurs et Que choisir, nous avons été nombreux à être inquiets et surtout déboussolés.

Nous vous proposons de faire le point sur les résultats de ces tests, sur les risques pour bébé puis sur notre sélection de marques partenaires qui oeuvrent avec nous depuis 5 à 14 ans pour vous proposer des produits les plus sains avec le plus faible impact sur l’environnement possible.

POURQUOI CHERCHER DES TOXIQUES DANS LES COUCHES? 

En 2000, l’organisation Greenpeace en Allemagne retrouve des traces de tributylétain ou TBT et autres composés organo-étain* dans les couches de six grandes marques. Le TBT est une substance considéré par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme un puissant perturbateur endocrinien. Ce sera à notre connaissance le premier grand scandale dénonçant la présence de toxiques dans les couches et celui qui fera prendre conscience aux parents et à l’opinion publique de la nécessité de s’interroger sur la composition et le cycle de vie des changes de nos enfants.

en savoir plus sur l’historique et les enjeux écologiques des couches bébés cf notre billet LES COUCHES ÉCOLOGIQUES (1/3) : UNE ALTERNATIVE SAINE ET ECORESPONSABLE
*source : article du Weltspiegel paru le samedi 13.5.2000

LA MONTEE EN PUISSANCE DE LA PRISE DE CONSCIENCE

En 2004 lorsque nait Bébé au Naturel, nous faisons toutefois figure d’hurluberlus en proposant aux parents d’utiliser les couches lavables ou l’hygiène naturelle infantile et en étant les premiers à proposer sur le net la seule référence de couche écologique* existante sur le marché : Moltex.

De 2004 à nos jours, de nombreuses marques de couches écologiques jetables apparaissent pour répondre aux besoins de transparence des parents et/ou par engagement écologique. Signe de l’évolution du marché, Que Choisir publie en 2011 un premier article intitulé « couches bébé l’écologie s’en mêle » pour conseiller les parents mais les tests de détection de toxiques plus poussés ne sont pas encore d’actualité ou peut-être pas encore suffisamment précis pour déceler les traces aujourd’hui plus facilement détectables.

Ce qu’il ne faut pas oublier c’est qu’alors les fabricants de couches non écologiques refusaient catégoriquement de donner la composition de leurs produits. Qu’ils ajoutaient des lotions comme le pétrolatum, des parfums. Que leurs couches étaient fabriquées quasiment exclusivement avec du plastique sans obligation de tester les toxiques résiduels ce qui a conduit aux résultats de Greenpeace en 2000 notamment mais également à d’autres résultats similaires comme en 2005 dans un rapport demandé par la commission européenne à la société d’analyse des risques RPA.

En janvier 2017, dans un contexte de prise de conscience, le magazine 60 millions de consommateurs publie les résultats d’une série de tests réalisés sur 12 marques de couches « STOP aux résidus toxiques pour les bébés ». Love and Green et Mots d’enfants de Leclerc sortent premières du panel testé. Aucun pesticide, aucune dioxine, aucun HAP, aucun allergène, aucun métaux lourds, phénols ou solvants résiduels ni aucun Composé organiques volatils n’y avaient été détectés. 8 autres marques avaient par contre des traces de Composés organiques volatils (COV), 2 des traces de COV mais aussi de pesticides, de HAP ou de dioxine. Le magazine précise tout de même « ces substances sont présentes en dessous des seuils fixés par la réglementation quand ils existent et dans tous les cas à l’état de résidus(…) toutefois le principe de précaution doit prévaloir ».

La vague d’inquiétude et de scandale déclenchée par ces tests incite alors le gouvernement à prendre, ENFIN, les choses en main et à demander :

  • une analyse de risque à l’ANSES pour trancher enfin sur la dangerosité ou la non dangerosité des toxiques retrouvés dans les couches jetables, mais aussi des produits d’hygiène féminines pour lesquelles le débat est tout à fait parallèle et similaire. Le rapport couches de l’ANSES devrait sortir en janvier prochain. Espérons qu’il nous rassure tout à fait.
  • à la Repression des fraudes de faire le point auprès des fabricants sur les risques de contamination de leurs matières premières notamment par des tests de détection indépendants.

 

* pour en savoir plus :
– sur la définition d’une couche écologique lire notre billet LES COUCHES ÉCOLOGIQUES (1/3) : UNE ALTERNATIVE SAINE ET ECORESPONSABLE
– sur la différence de composition entre les couches jetables classiques et les couches jetables écologiques lire notre billet : LES COUCHES ÉCOLOGIQUES (2/3) : QUELLES DIFFÉRENCES ?

LE POINT SUR LES RISQUES

Deux nouvelles séries de tests publiées fin aout 2018 par 60 millions de consommateurs et aujourd’hui par Que choisir continuent d’alimenter le débat. Des traces de toxiques sont retrouvés par 60 millions de consommateurs dans les couches qui étaient sans toxiques en 2017 mais rien dans celles qui étaient montrées du doigt. Dans les tests de Que choisir, seules deux marques auraient des traces d’un toxique mais si infinitésimale que les marques restent bien notées.  Une de ces marques qui est notre partenaire Love and Green a d’ailleurs en même temps été testée par la Répression des fraudes nous explique le magazine et la DGCCRF arrive, elle, à des résultats 100% clean. Les deux marques ont transmis au magazine des tests réalisés par les même laboratoires qui sont aussi 100% clean.

En 2017, les couches Naty sont mises au banc parce que des traces infinitésimales de naphtalène y sont détectées (voir notre billet). Précisions apportées, il s’avère qu’un même paquet a été coupé en deux et que chaque partie a été broyée puis analysée. une partie est 100% clean de tous toxiques testés. Une partie contient sur les centaines de substances testées une trace d’un COV! Le même paquet! Dans les tests de 2018, les Naty ressortent 100% clean. Nous nous en réjouissons.

Les résidus de toxiques retrouvés sont issus soit du choix des matériaux (risque de contamination lors de la fabrication des matières plastiques, matières premières naturelles ou synthétiques de mauvaise qualité, cellulose blanchie au chlore, lotions, parfums ajoutés…) soit des procédés de fabrication de la couche lorsque les parties sont chauffées, soit de la pollution environnementale environnante. Les capacités des laboratoires d’analyse sont de plus en plus pointues et il est à parier que dans les années à venir ils détecteront de plus en plus de choses. Et comme le dit Que Choisir : « Difficile de tirer des conclusions. D’autant que, dans tous les cas, il s’agit de résidus très faibles, à la limite des seuils de quantification (entre 0,01 et 0,03 mg/kg). À titre de comparaison, on peut ingérer dix fois plus de ce pesticide en consommant une pomme ou des céréales ».

Alors que penser? 

Nous ne sommes pas scientifiques et pour nous comme pour vous il est difficile de se forger des certitudes dans ce combat d’expert. Pour autant nous pouvons vous faire part de notre expérience.

  • Sans doute le risque zéro n’existe-t-il pas du fait de la pollution environnementale,
  • Sans doute les marques leader ont-elles enfin pris la mesure du problème et intégré à leur process qualité des veilles sur le toxiques résiduels d’où leurs meilleurs résultats, leur soudaine transparence et l’apparition dans leurs gammes de couches écologiques alors qu’ils expliquent depuis longtemps que leurs produits sont déjà parfaits,
  • Sans doute avons nous eu raison de soutenir les marques écologiques qui travaillent déjà comme cela depuis 5 à 18 ans.

 

Photo by Andrae Ricketts on Unsplash

Bébé au Naturel sélectionne en effet des partenaires qui ont des valeurs, qui proposent les produits les plus sains et ayant le moins d’impact sur la planète. Lorsque nos partenaires avancent des allégations, nous leur demandons la preuve de ces allégations. Pour ce qui est des résidus toxiques, tous nos partenaires ont été en capacité de nous présenter des résultats de tests indépendant réalisés par les même laboratoires que les magazines.

Nos fournisseurs ne se sont pas emparés du sujet parce que c’est la tendance du marché ou parce que la répression des fraudes a été très active auprès des fabricants cette année suite aux révélations de janvier 2017. Nous leur faisons confiance car ils ont des arguments solides, ne datant pas d’hier et aussi ne l’oublions pas répondant aux enjeux écologiques des couches jetables*. Cela ne nous empêchera pas de cesser de les proposer si un jour ils ne répondent plus à nos critères ce pourquoi nous restons vigilants mais aujourd’hui notre position est claire.

Pour vous assurer de choisir les couches les plus saines, le Magazine Que choisir dans son dernier article encourage les démarches que nous soutenons depuis 14 ans :

  • réduire l’usage de la pétrochimie pour limiter les suspicions et soutenir le développement durable,
  • opter pour de la cellulose issue de forêts gérées durablement (certification FSC ou PEFC)
  • et favoriser une cellulose blanchie à l’eau oxygénée donc TCF.

Pour vous aider à y voir plus clair, consulter nos fiches produits 100% transparence (exemple ci-dessous ou Love and Green) et notre dossier couche!

Vous y trouverez des fiches descriptives de nos couches, des tableaux comparatifs entre nos couches et les couches non écologiques, des explications sur les enjeux des couches bébés, sur la composition des couches et sur l’engagement social et environnemental de nos partenaires.

Il n’y a plus qu’à vous souhaiter une très bonne lecture

et surtout n’oubliez pas, si il vous reste des interrogations, nos chercheuses de solutions sont à votre écoute au 02 97 29 02 49 du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h ou par mail sur contact@bebe-au-naturel.com ! 😊

 

* en savoir plus sur l’historique et les enjeux écologiques des couches bébés cf notre billet LES COUCHES ÉCOLOGIQUES (1/3) : UNE ALTERNATIVE SAINE ET ECORESPONSABLE

 

Photo by Kelly Sikkema on Unsplash
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La C.N.V bisounours ou pas bisounours ?

Bonjour Gwenaël,

Bébé au Naturel a fait appel à toi il y a 1 an ½ maintenant. Tu interviens auprès d’une vingtaine de personnes au sein de l’entreprise. Toutes ces personnes te rencontrent sur la base du volontariat, une fois par trimestre pour échanger et participer à tes ateliers C.N.V. 

Dis-nous, en 3 mots, c’est quoi la CNV exactement ?

La Communication Non Violente c’est un art de vivre en harmonie avec soi et avec les autres. C’est-à-dire, un processus de communication qui permet d’entrer en lien authentique avec soi et les autres, créer et nourrir des relations basées sur la responsabilité, la confiance, l’authenticité et l’humanité de chacun d’entre nous.

Comment vis-tu tes interventions au sein de l’entreprise ? Est-ce aussi enrichissant pour toi que ça l’est pour nous?

J’aime beaucoup intervenir au sein de Bébé Au Naturel. Je suis heureux d’intervenir au sein d’une entreprise qui essaye d’agir pour être en cohérence entre ses valeurs et ses actes. D’intervenir sur demande et organisation d’une salarié et non pas d’une demande de la direction d’une entreprise cela me plaît. Ensuite, j’apprends aussi beaucoup sur la manière de transmettre la Communication Non Violente en entreprise, sur l’organisation, l’aspect logistique. Et les contacts humains que j’ai établis ici me nourrissent intérieurement. Je suis heureux de voir des personnes qui partagent certaines de mes valeurs, je me sens accueillis à chaque fois que je viens ici. J’ai établis un lien avec certains d’entre vous et cela donne du sens à mon action.

 

Le process de la CNV

 

Quels sont les atouts de la communication bienveillante en entreprise selon toi ?

Pour moi, les atouts de la CNV au travail c’est de développer des relations basées sur la coopération, l’authenticité et le partage sincère de qui nous sommes. Créer et nourrir des relations responsables, dans lesquelles chacun est libre de dire oui ou non, de participer, de dépasser les différends du quotidien avec créativité et apprentissage pour chacun. L’idée c’est de pouvoir développer des relations basées sur la confiance et ainsi travailler avec des personnes qui se sentent chaque jour libre ; libre de coopérer à tel ou tel projet, à tel ou tel moment, … Je trouve que cela nous nourris chacun intérieurement, par le sentiment de contribuer les uns aux autres à des valeurs communes.

La CNV peux nous aider en entreprise à poser le pourquoi nous coopérons ensemble, pour quoi nous œuvrons ensemble chaque jour. La CNV peut nous aider à définir nos valeurs communes.

Voudrais-tu bien nous donner quelques principes pour une communication efficace ?

Écouter ce qui se passe pour soi. Se demander régulièrement, comment je vais là maintenant ? Comment je me sens ?

S’interroger sur ce qui nous motive à agir ? A quel besoin je réponds lorsque je réponds oui à telle ou telle demande ?

Déjà se connaître pour mieux s’exprimer avec les autres et développer notre propre responsabilité ?

Écouter nos sensations et nos émotions / sentiments. Ce sont des indicateurs de notre état intérieur et de nos besoins satisfaits ou non.

Pour certains, la CVN c’est un peu le monde des Bisounours, il n’y a pas de cris, pas de disputes, tout le monde s’aime…

Confirmes-tu bien que finalement la Communication Bienveillante c’est avant tout mieux communiquer pour mieux réussir ensemble…dans nos désaccords ?!

La CNV c’est avant tout une authenticité. Donc être en accord avec soi et construire avec les autres. Je ne connais pas les solutions qui vont émerger des échanges, dialogues avec les autres, mais je peux nourrir ces échanges à partir de mes besoins, de ce qui est important pour moi et ainsi être en accord avec moi pour construire une solution qui me convient et avec le souci que cette dernière convienne aussi à mon interlocuteur.

Donc la CNV ce n’est pas Bisounours, c’est être authentique et bienveillant avec soi et les autres. Prendre soin de moi et de mes relations avec les autres. Et de ce fait, oui, réussir ensemble dans nos désaccords. Marshall Rosenberg (le créateur de la CNV) disait : « La connexion avant le résultat. » C’est-à-dire, d’abord penser à quel type de relation je veux établir avant de penser à la solution. Premièrement établir la connexion entre nous pour ensuite avancer vers une solution qui satisfera chacun.

La question est souvent posée : Est-ce qu’on peut appliquer à la maison ce qu’on apprend lors des ateliers de Communication Bienveillante au sein de l’entreprise ?

Il s’agit d’un processus de relation avec soi et les autres, donc c’est applicable en tout lieu, avec tout le monde. C’est avant tout une manière d’être, de vivre.

Une petite citation pour la fin :

« Ce sont le langage et les interactions qui renforcent notre aptitude à donner avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d’en faire autant. » Marshall B. Rosenberg

Si vous souhaitez contacter Gwenaël, n’hésitez pas à vous rendre sur son site www.ccom-formation.fr

C'Com Communication Non Violente