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Responsabilités partagées…

 

mouton06

Je suis toujours un peu étonnée quand je lis, ou entends, ça et là, que les agriculteurs sont de grands pollueurs, que l’on rend responsables de tous nos malheurs écologiques. Il y a les céréaliers qui pompent toutes les ressources en eau et déversent des tonnes de pesticides sur leurs cultures, il y a les éleveurs de porc qui polluent les nappes phréatiques et sont à l’origine de la prolifération des algues vertes sur la côte nord bretonne*, j’en passe, et des meilleures pires…

Je trouve ces raccourcis un peu rapides. Il ne faut pas oublier que les agriculteurs, qu’ils soient bio ou conventionnels, participent activement à l’entretien de nos zones rurales, forêts, prairies, pâtures, et pratiquent la rotation des cultures pour ne pas appauvrir les sols. Qui le ferait s’ils n’étaient pas là ?

Et puis, comme souvent, il est plus facile de voir la paille dans l’œil de son voisin que la poutre dans le sien. On oublie un peu vite que des lois et des normes extrêmement draconiennes existent, et que les agriculteurs français ne peuvent s’y soustraire. Ceci dit, ces règlementations,  indispensables et nécessaires, garantes d’une certaine qualité alimentaire qui se retrouve dans nos assiettes, ont un coût non négligeable qui se répercute directement sur notre porte-monnaie. Du coup, le consommateur lambda (dont je fais partie, ne nous leurrons pas) a vite fait de se retourner vers des produits moins chers, discount, de qualité médiocre, et provenant de pays où les règlementations sont moins strictes. Cela favorise ce type de production, tout en pénalisant les productions « clean ». Et engendre de la pollution, ne serait-ce que pas le coût carbone que nécessite leur transport jusque chez nous.

Je vois donc d’un œil très favorable le développement de l’agriculture raisonnée, durable, bio. L’agriculture conventionnelle améliore ses pratiques, et je trouve ça encourageant. Le métier d’agriculteur est exigeant, il faut une sacrée dose de passion et de dévouement pour mener correctement sa barque. Mais n’oublions pas que le consommateur a aussi son mot à dire, soyons responsables et acceptons de payer le vrai prix des choses… quitte à modifier nos habitudes !

(*: c’est une explication largement véhiculée par les médias et bien ancrée dans l’esprit collectif, mais quelque peu incomplète. Les algues vertes ont besoin de soleil, de phosphore et d’azote pour se développer. Si l’azote provient effectivement du lessivage des sols agricoles, le phosphore provient des rejets… urbains ! Responsabilité partagée, donc, la démographie galopante des bords de mer n’arrangeant  rien.)



1 thought on “Responsabilités partagées…”

  • Bonsoir,

    Je suis tout à fait d’accord. D’ailleurs, nous en discutons encore au dîner avec mon mari sur la qualité de notre alimentation. Surtout avec notre fille de 17 mois (aujourd’hui) ! Il y a 3 catégories de « marques » pour ma part : les marques connues dont les prix sont chères, les marques de chaque magasin avec un bon rapport qualité/prix et les prix discount de magasi où les prix sont bas et mais une qualité quelle qualité nutritionnelle ?
    Cela donne l’impression que les gens aisés mangent très correctement, les gens « moyens » assez correctement et les gens « pauvres » pas correctement. Où est la justice ?

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