Responsabilités partagées… Posté le 13 août 2009 par Céline

Je suis toujours un peu étonnée quand je lis, ou entends, ça et là, que les agriculteurs sont de grands pollueurs, que l’on rend responsables de tous nos malheurs écologiques. Il y a les céréaliers qui pompent toutes les ressources en eau et déversent des tonnes de pesticides sur leurs cultures, il y a les éleveurs de porc qui polluent les nappes phréatiques et sont à l’origine de la prolifération des algues vertes sur la côte nord bretonne*, j’en passe, et des meilleures pires…
Je trouve ces raccourcis un peu rapides. Il ne faut pas oublier que les agriculteurs, qu’ils soient bio ou conventionnels, participent activement à l’entretien de nos zones rurales, forêts, prairies, pâtures, et pratiquent la rotation des cultures pour ne pas appauvrir les sols. Qui le ferait s’ils n’étaient pas là ?
Et puis, comme souvent, il est plus facile de voir la paille dans l’œil de son voisin que la poutre dans le sien. On oublie un peu vite que des lois et des normes extrêmement draconiennes existent, et que les agriculteurs français ne peuvent s’y soustraire. Ceci dit, ces règlementations, indispensables et nécessaires, garantes d’une certaine qualité alimentaire qui se retrouve dans nos assiettes, ont un coût non négligeable qui se répercute directement sur notre porte-monnaie. Du coup, le consommateur lambda (dont je fais partie, ne nous leurrons pas) a vite fait de se retourner vers des produits moins chers, discount, de qualité médiocre, et provenant de pays où les règlementations sont moins strictes. Cela favorise ce type de production, tout en pénalisant les productions “clean”. Et engendre de la pollution, ne serait-ce que pas le coût carbone que nécessite leur transport jusque chez nous.
Je vois donc d’un œil très favorable le développement de l’agriculture raisonnée, durable, bio. L’agriculture conventionnelle améliore ses pratiques, et je trouve ça encourageant. Le métier d’agriculteur est exigeant, il faut une sacrée dose de passion et de dévouement pour mener correctement sa barque. Mais n’oublions pas que le consommateur a aussi son mot à dire, soyons responsables et acceptons de payer le vrai prix des choses… quitte à modifier nos habitudes !
(*: c’est une explication largement véhiculée par les médias et bien ancrée dans l’esprit collectif, mais quelque peu incomplète. Les algues vertes ont besoin de soleil, de phosphore et d’azote pour se développer. Si l’azote provient effectivement du lessivage des sols agricoles, le phosphore provient des rejets… urbains ! Responsabilité partagée, donc, la démographie galopante des bords de mer n’arrangeant rien.)
L’allaitement longue durée Posté le 30 juillet 2009 par Céline
J’ai allaité mes 3 enfants avec le plus grand bonheur. Si l’allaitement de mes deux plus grands n’a pas résisté longtemps à la reprise du travail, (en grande partie par manque d’information mais aussi de conditions de travail adaptées, comme je le regrette après coup !), mon petit dernier a largement profité du confort de mon congé parental, buvant le lait à sa source durant un peu plus de 15 mois.

Je n’avais pas prémédité cet allaitement long, au départ je voulais juste allaiter exclusivement pendant 6 mois, jusqu’à la diversification. Mais au final, passé le fameux cap des 6 mois, l’allaitement nous convenant parfaitement à tous les 2, j’ai décidé de continuer, en laissant faire la nature !
Mon bébé s’est sevré de lui-même, au moment de l’apprentissage de la marche : beaucoup de nouvelles choses à découvrir, de l’enthousiasme à revendre, et pas assez de patience pour les tétées câlin du matin et du soir. C’est avec beaucoup d’émotion et une pointe de regret que je l’ai vu abandonner petit à petit le sein, piochant avec avidité et gourmandise dans son assiette. Une page était tournée… Lire la suite »
La vraie bonne idée : le pique-nique écolo ! Posté le 23 juillet 2009 par Céline
Une des choses qui m’a marquée, lors de mes vacances à New York, c’est la surabondance d’emballages, souvent inutiles, partout et tout le temps. Ainsi, il n’est pas rare que l’on vous emballe vos babioles dans un papier, puis dans un sac – la plupart du temps en plastique - aux couleurs de l’enseigne du magasin où vous avez fait vos emplettes. A chaque fois que j’ai préféré refuser un sac parce que j’en avais déjà un qui était loin d’être rempli, on m’a regardé comme si je débarquais d’une autre planète.

Loin de moi l’idée de m’ériger en donneuse de leçon, car il n’est pas loin le temps où, en France, nous accumulions les sacs plastiques au gré de nos courses sans que cela ne choque personne. Heureusement, depuis quelques années, les cabas de nos grands-mères et leurs versions modernes, comme les sacs tissés réutilisables, ont changé nos habitudes de consommation, pour le plus grand bien de notre environnement. Comme quoi, avec des solutions simples et pratiques, on peut changer les choses, en bien et rapidement.
Mais autant je m’y efforce au quotidien, à la maison, autant jusqu’à présent, je ne m’y étais guère intéressée pour une de mes activités de plein air préférées : le pique-nique. On devrait pourtant se sentir particulièrement en communion avec la nature quand on mange dehors, mais il faut bien avouer que souvent, le pique-nique traditionnel est synonyme d’accumulation de déchets et d’emballages superflus. Après mon électrochoc new yorkais, et la saison s’y prêtant particulièrement bien, j’ai décidé, avec des petits gestes tous simples et un peu d’astuce, de limiter le coût environnemental de mes déjeuners sur l’herbe (ou sur le sable, ne soyons pas sectaires !) Lire la suite »